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Chiffrement et déchiffrement de texte en AES-256

  • Fonctionne sur votre appareil
  • Fonctionne hors ligne une fois chargé

Protégez une note, un message ou un extrait avec un mot de passe. Le texte est chiffré en AES-256 en mode GCM, donc toute modification est détectée, avec une clé dérivée par Argon2id ou PBKDF2 et un sel et un nonce aléatoires neufs à chaque fois. Toute personne qui a le texte et le mot de passe peut le déchiffrer, et personne d’autre.

Comment ça marche

  1. Saisissez ou collez le texte et un mot de passe.
  2. Choisissez la dérivation de clé et cliquez sur Chiffrer.
  3. Partagez le bloc chiffré. Recollez-le et saisissez le mot de passe pour déchiffrer.

Pourquoi l’utiliser

  • Chiffrement authentifié AES-256-GCM.
  • Argon2id ou PBKDF2 avec 600 000 itérations.
  • Sortie autodescriptive qui révèle toute altération.
  • Fonctionne en local, rien n’est stocké.

Chiffrer un texte avec un mot de passe : fonctionnement et solidité

Ce qui se passe quand vous chiffrez

Un mot de passe n’est pas une clé : il est trop court et trop prévisible pour être utilisé directement. L’outil étire donc d’abord le mot de passe en une clé de 256 bits avec Argon2id, une fonction volontairement lente et gourmande en mémoire, en utilisant un sel aléatoire pour que le même mot de passe donne une clé différente à chaque fois. Le texte est ensuite chiffré en AES-256 en mode GCM, le chiffrement qu’utilisent le HTTPS et les messageries, qui ajoute aussi une étiquette détectant toute modification du texte chiffré.

Le résultat est un bloc de texte qui contient tout le nécessaire pour le déchiffrer, sauf le mot de passe : un court en-tête indiquant la méthode et ses réglages, le sel, le nonce, le texte chiffré et l’étiquette. Collez-le dans un e-mail, une note ou une discussion, et transmettez le mot de passe par un autre canal, comme un appel téléphonique.

Quelle solidité

L’AES-256 lui-même n’est pas le point faible : c’est le mot de passe. Quiconque possède le texte chiffré peut essayer des mots de passe hors ligne, aussi vite que son matériel le permet. C’est pourquoi la dérivation de clé est volontairement lente :

  • Argon2id, le choix par défaut, utilise 64 Mio de mémoire et 3 passes pour chaque essai. Les fonctions gourmandes en mémoire émoussent l’avantage des cartes graphiques et des puces spécialisées, qui ont beaucoup de puissance de calcul mais peu de mémoire par cœur.
  • PBKDF2 avec SHA-256, de 310 000 à 2 000 000 d’itérations, est l’ancienne norme, disponible partout. 600 000 itérations suivent les recommandations actuelles de l’OWASP.

Même ainsi, un mot de passe court ou courant tombe vite. Utilisez une phrase de passe de cinq ou six mots aléatoires, que le générateur de mots de passe crée pour vous ; combien de temps faut-il pour craquer un mot de passe ? donne les chiffres.

Déchiffrer

Passez à Déchiffrer, collez le bloc et tapez le mot de passe. Les réglages sont lus dans l’en-tête : inutile de vous souvenir de la méthode utilisée. Si un seul caractère du bloc a été modifié, ou si le mot de passe est faux, le déchiffrement échoue avec un message clair au lieu de produire du charabia, grâce à l’étiquette GCM. Il n’existe aucun moyen de récupérer le texte sans le mot de passe, ici ou ailleurs : gardez-le en lieu sûr.

À quoi il sert

  • Envoyer un secret, comme un mot de passe Wi-Fi, un code de récupération de compte ou des coordonnées bancaires, par un canal auquel vous ne faites pas entièrement confiance.
  • Garder une note dans un document en ligne ou un brouillon d’e-mail que le fournisseur ne peut pas lire.
  • Pas pour remplacer une messagerie chiffrée de bout en bout, ni un gestionnaire de mots de passe qui garde de nombreux secrets.

Pour les fichiers, protégez un PDF avec protéger un PDF ou un ensemble de fichiers avec une archive protégée par mot de passe. Pour vérifier qu’un fichier n’a pas changé, sans le cacher, utilisez le générateur de hash.

En cas de problème

  • Il indique qu’il n’a pas pu déchiffrer. Le mot de passe est faux, ou le texte a été modifié ou tronqué lors de la copie. Copiez de nouveau le bloc entier.
  • Il indique que le texte ne vient pas de cet outil. Le bloc a été créé par un autre logiciel, ou son début manque.
  • Chiffrer ou déchiffrer prend un instant. C’est la dérivation de clé qui fait son travail ; chaque essai coûte le même temps à un attaquant.

Questions et réponses

Puis-je récupérer le texte si j’oublie le mot de passe ?

Non. Il n’y a aucune récupération : gardez donc le mot de passe en lieu sûr.

Est-ce sûr pour de vrais secrets ?

La cryptographie est standard et s’exécute en local. La solidité du résultat dépend de la solidité de votre mot de passe.

Cela fonctionne-t-il avec des fichiers ?

Cet outil traite du texte. Utilisez-le pour des notes, des clés et des messages courts.

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